Un contact ARISS est planifié avec l’école Justus-Knecht-Gymnasium de Bruchsal en Allemagne par l’intermédiaire de Jeff Williams KD5TVQ . L’événement est planifié le Vendredi 1er Juillet 2016 à environ 08:31 UTC. Le contact radioamateur sera opéré directement par DN1JKG.
Les signaux de la voie descendante devraient être audibles en grande partie au dessus de l’Europe. Les personnes intéressées sont invitées à écouter sur la fréquence de 145.800 Mhz en FM bande étroite. Continuer la lecture →
Début juin, les CM1-CM2 de l’école de Saint-Sylvestre(87) ont passé une semaine aux abords de Toulouse, dans le cadre d’une classe découverte à thématique « Astronomie ». Ils ont visité la cité de l’espace, sont entrés sous chaque coupole de l’observatoire de Jolimont, ont fabriqué des micro-fusées… Ce voyage s’intègre dans un projet pédagogique initié par leur enseignante Bérangère Ducastelle visant à faire découvrir la conquête de l’espace aux jeunes et à appréhender quelques notions d’astronomie, si difficiles à vulgariser mais tellement captivantes. Continuer la lecture →
Plusieurs équipes de projets ARISS français nous posent les questions suivantes : « Qu’attend t on des radioamateurs ? » « Que doivent faire les radioamateurs dans l’école ? » « Que doit on dire ou proposer aux enseignants ? »…
Il n’y a pas de réponse type.
A minima, le rôle des radioamateurs est tout d’abord d’accompagner l’établissement durant le projet et de préparer les élèves au jour J, d’une part. Et ce jour J, les radioamateurs doivent assumer toute la partie technique pour que la liaison soit réalisée dans les meilleures conditions possibles, d’autre part.
La participation d’un établissement scolaire au programme ARISS ne doit pas être qu’un simple « chemin tranquille » : les agences spatiales et les associations radioamateurs attendent beaucoup de chaque équipe !
En effet, un projet ARISS n’a pas pour objectif que de faire rever les enfants et rendre heureux les radioamateurs qui y participent. C’est avant tout un vecteur de communication pour les agences spatiales qui, pour obtenir de nouveaux financements, acceptent d’intégrer dans le travail des astronautes, cette activité. Continuer la lecture →
La Fête de la science célèbre son 25e anniversaire du 8 au 16 octobre 2016. L’astronaute Thomas PESQUET a accepté d’en être le parrain, à quelques semaines de son départ pour la Station spatiale internationale prévu à la mi-novembre 2016.
Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication de la sélection des projets pédagogiques ARISS en vue d’un contact radioamateur avec Thomas PESQUET.
La liste est visible sur : https://www.ariss-f.org et sur la liste européenne des sélections (menu Activités / Pour l’enseignement / Liste Européenne).
ARISS France a été invité par l’équipe organisatrice du congrès du Réseau des Emetteurs Français à Brive la Gaillarde. Celui ci se tenait durant le week end des 14 et 15 mai 2016 à l’espace des 3 provinces de cette ville. Continuer la lecture →
Afin de faciliter les échanges entre les équipes des projets ARISS et les radioamateurs, nous venons de créer un groupe pour communiquer par mail.
Le choix de Yahoo s’inscrit dans la continuité des listes gérées par l’AMSAT-Francophone, à savoir une accessibilité simple pour gerer son inscription et échanger les messages. Continuer la lecture →
La dimension de l’ISS est équivalent à celle d’un terrain de football (110m de long) et sa distance, lorsque elle au plus proche, est de seulement 400km. Cela en fait le satellite artificiel le plus accessible en terme d’imagerie.
Passionné d’astronomie et d’espace, c’est donc un défi que j’ai voulu réaliser! Je vais vous présenter la méthode utilisée en décrivant le matériel, les conditions préconisées et la méthode appliquée.
Le principe général est de capturer un maximum d’images de l’ISS avec un télescope lors d’un passage favorable et d’ensuite effectuer un post-traitement logiciel afin de recentrer toutes les images et de générer une vidéo. Voici le résultat que j’ai pu obtenir avec un équipement assez standard:
Conditions:
Plusieurs conditions doivent être réunies afin d’obtenir des images de qualité:
Passage avec une élévation élevée: Au cours du passage, plus l’élévation de l’ISS sera élevée , moins il y aura de turbulences potentiellement pour l’image (moins d’atmosphère à traverser). De plus la distance de l’ISS est en rapport avec son élévation, ainsi la taille de l’image de l’ISS augmente. Ces 2 facteurs combinés, élévation maximale et distance minimale, ont donc un impact direct sur la qualité de l’image enregistrée.
Passage visible avec une bonne luminosité (utilisation de l’application de prévision ISS Detector sur Android), vérifier la magnitude prévue, celle ci doit etre inferieure à 0
Faibles turbulences, pas de vent, afin d’avoir le meilleur seing (terme utilisé en astronomie pour décrire la qualité de l’air ). Il est possible d’utiliser Meteoblue pour les prévisions de seeing, par exemple: Prévision turbulences astronomiques Nimes
Matériel:
Voici la liste des équipements nécessaires pour réaliser cette prise de vue:
Un télescope ou une lunette astronomique afin de maximiser la taille de l’ISS sur les images enregistrées. J’utilise pour ma part un Celestron C8 (200 mm de diamètre et 2000 mm de focale) qui est bien adapté à l’imagerie planétaire, mais il est possible d’utiliser n’importe quel télescope/lunette du moment qu’il est adaptable sur un appareil photo/camera
Un chercheur afin de centrer l’ISS dans le télescope pendant que l’enregistrement est en cours. Il est impératif d’avoir un modèle réticulé afin de pouvoir centrer correctement l’ISS. J’utilise un Celestron 5×30.
Un Reflex numérique ou un autre dispositif d’enregistrement avec capteur de grande dimension:
mode rafale pour images en résolution maximum (4 images par secondes pour le Nikon D5100 par exemple) ou mode vidéo avec haute résolution (Full HD ou >) et faible compression
bonne sensibilité
possibilité de le connecter sur le télescope
J’utilise un Nikon D5100 qui réponds à tous ces critères:
La monture du télescope (si débrayage) ou une monture azimutale débrayage supportant le poids du télescope pour assurer le suivi. J’utilise une ancienne monture équatoriale d’une simple 115/900 que j’ai configuré en azimutal.
Un masque de Hartmann ou Bathinov pour la mise au point (ou autre dispositif équivalent pour vérifier la mise au point avant le passage de l’ISS)
Méthode:
Si c’est un passage en soirée, laisser le télescope à l’exterieur à l’abri du soleil afin qu’il soit équilibré en température au moment de la prise de vue (afin d’éviter les turbulences entre le tube et l’air exterieur)
15 minutes avant le passage, installer le télescope à un endroit ayant une visibilité sur le passage prévu de l’ISS (utiliser un site ou logiciel de prévision de passage de l’ISS) et éloigné d’objets ayant emmagasiné ou produisant de la chaleur (voiture, maison, …) afin de minimiser les turbulences.
Effectuer la mise au point sur un objet à l’infini de préférence une étoile (en utilisant par exemple un disque de Bathinov)
Vérifier que le viseur est parfaitement aligné avec le centre de l’image de l’appareil photo (en prenant une photo ou avec le mode live si disponible) avec cet objet
Configurer les paramètres pour la prise de vue:
ISO: Utiliser une sensibilité suffisante pour avoir une image assez lumineuse de l’ISS et pas trop élevée pour garder une dynamique suffisante et éviter d’augmenter le bruit. J’utilise 500 ISO en général avec le D5100 et cette configuration. Afin d’arriver à trouver la bonne valeur, il va falloir malheureusement effectuer plusieurs essais avant d’avoir la valeur optimale.
Exposition: Cette valeur est la plus importante, en effet si l’exposition est trop longue alors l’image sera à chaque fois floue à cause du déplacement permanent du télescope lors du suivi, et si la valeur est trop courte, l’image ne sera pas assez lumineuse. De plus cette valeur dépends aussi de la configuration du passage et c’est pourquoi j’utilise la magnitude minimum prévue par ISS detector afin d’ajuster cette valeur. Cela dépends enfin aussi de la focale du télescope et de la taille des pixels sur le capteur. Donc comme pour la valeur ISO, il va falloir faire plusieurs essais avant de trouver une valeur optimale. Avec mon matériel, j’utilise une valeur autour de 1/800s et si le passage est très lumineux je diminue à 1/1000 afin de diminuer le nombre d’images floues.
Balance des blancs: Il ne faut pas utiliser de mode automatique car l’appareil photo pourrait changer les valeurs de gain en cours du passage. Je recommande d’utiliser un mode tel que ‘Sun’.
Faire des essais de captures d’images en rafale avec ces paramètres sur l’objet le plus lumineux dans le ciel à ce moment la (Lune, Vénus, Jupiter, …)
Vérifier que la monture permet de positionner le télescope vers toutes les positions du passage de l’ISS
Attendre que l’ISS soit visible,
Des que l’ISS est visible, la centrer dans le chercheur et la poursuivre manuellement
Des que l’ISS est à plus de 15 degrés d’élévation, capturer en mode rafale ou en mode vidéo tout en poursuivant l’ISS en la maintenant le plus proche possible du centre du chercheur
Arrêter l’enregistrement quand l’ISS est à moins de 15 degrés ou quand elle n’est plus visible
Transférer les photos ou vidéos
Améliorations
Améliorations possible:
Utilisation d’un monture motorisée qui suivrait l’ISS automatiquement même quand elle se déplace proche du zénith: ce type d’équipement est assez onéreux car il faut que les moteurs soient capable de suivre l’ISS quand elle se déplace très rapidement, et la plupart des montures du commerce ne sont pas adaptées car ce besoin n’existe pas pour l’astronomie amateur courante.
Capture avec une fréquence d’acquisition plus rapide que 4 images par secondes tout en conservant la résolution du capteur et la qualité/compression
Capteur avec taille de pixels inférieure afin d’améliorer la définition de l’image (tout en conservant une sensibilité équivalente…)
Grâce à un travail en étroite collaboration entre le REF, l’AMSAT-Francophone et le groupe ARISS-France, l’administration française a été sensibilisée à l’activité radioamateur qu’allait réaliser Thomas PESQUET à bord de l’ISS. Continuer la lecture →